Edito

« Coup de gueule »

Pour celles et ceux qui auraient loupé l’information,  sachez que notre belle entreprise a été labellisée « Entreprise remarquable » par la CCI (chambre de commerce et d’industrie) Alsace-Eurométropole.

Waouw ! Entreprise remarquable ! Bref digne d’être remarquée par son mérite, ses hautes qualités. Clemessy se distinguerait par :

  • Sa réussite économique : ouais, admettons… mais pas partout. On verra ce qu’il en est au versement de la prochaine prime d’intéressement,
  • Ses engagements responsables environnementaux : à la mode… Bon, ne soyons pas mauvaise langue : il y a des panneaux solaires sur les toits de Clemessy Mulhouse et bientôt des ruches. Nous préfèrerions que notre chère « boite » soit moins frileuse et plus imaginative comme proposer des primes aux salariés qui pratiquent le co-voiturage, des indemnités aux cyclistes…
  • Ses créations d’emploi : et là… on rit jaune ! L’entreprise a créé 30 emplois en 9 mois (delta entre les entrants et ceux qui sortent… très vite). Difficile l’accouchement ! Pénurie de compétences ? Alors, dans les 3 millions de chômeurs que compte la France, Clemessy n’en trouverait pas quelques-uns prêts à venir bosser chez nous ?

Mais qu’est-ce qui peut bien les arrêter ? Le salaire ? Pfft ! Impossible ! Qui se plaindrait de nos rémunérations ? Oserions-nous dire que parfois, nous avons plutôt l’impression de faire partie d’une association à but non lucratif que du « navire amiral de la branche Eiffage Energie Systèmes » (dixit Pierre Guilleminot) ?

 

« Le groupe Eiffage partage le même socle de valeurs avec Clemessy, le sport par exemple ou l’existence d’une université interne qui permet de former le personnel et de préparer l’avenir. Nous investissons dans la formation deux fois plus que l’obligation légale soit 8 Millions/an », dit le directeur général en rappelant que 80 % des salariés d’Eiffage sont actionnaires de leur entreprise.

 

Vraiment, nous aimerions connaitre la définition de « socle social » car elle ne doit pas être identique à la nôtre ! Lors des différentes négociations, nous avons malheureusement remarqué que le socle social se fissure sérieusement.

 

Quant à la formation, nous déplorons chaque année que l’investissement dans les formations dites obligatoires se fasse au détriment des formations techniques. Où donc devons-nous prendre le fameux « ascenseur social » ? Toujours en panne ?

 

Enfin, puisque notre directeur croit en la vertu de l’actionnariat, nous lui rappellerons simplement que pour investir, il faut de l’argent. Et de cela, nous n’en avons pas des masses. Les primes sont en général investies… pour payer les factures ! Nous ne faisons pas dans le misérabilisme mais dans la réalité de notre vie professionnelle !

 

Tout simplement !